Les abattoirs municipaux de Bordeaux fonctionnent aujourd’hui au ralenti. Construits entre les deux guerres, ravagés par un incendie en janvier 1997, reconstruits par la suite, ces bâtiments sont chargés d’une histoire que j’ai tenté de documenter avant qu’ils ne rendent leur dernier souffle. Leur fermeture est prévue pour la fin 2011.

Ce travail est un regard porté sur les lieux et sur ceux qui y travaillent encore. Loin de l’imagerie spectacutaire de l’abattage mais aussi de celle, marchande, standardisée et aseptisée de la viande véhiculée par l’inductrie agro-alimentaire et de ses distributeurs, je m’intéresse ici aux rapports qu’entretiennent l’homme, l’animal et la technique, mais aussi le lieu où s’exerce la mise à mort et où s’organise la production.

2011

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